
GARANCE, de Jeanne Herry, 1h55)
Ce film est disponible en version audiodécrite et sous-titrée pour les personnes sourdes ou malentendantes.
D’auditions en déménagements, de ruptures amoureuses en soirées et autres verres entre copains, Garance, une jeune comédienne, mène sa vie à toute allure. Une course éperdue qui menace de se transformer en descente aux enfers si la jeune femme échoue à se séparer de son plus vieil acolyte: l’alcool.
Frénésie. Voilà le mot qui qualifie la première partie du dernier film de Jeanne Herry, dont le montage, d’abord déchaîné avant de se faire elliptique, illustre progressivement les eaux troubles dans lesquelles navigue son personnage. On peut cependant faire confiance à la réalisatrice de "Pupille" et "Je verrai toujours vos visages", autant qu’à son actrice Adèle Exarchopoulos, pour éviter l’écueil du sordide, et aborder le terrain de l’addiction avec une délicatesse aussi juste que surprenante.
- Mercredi 21 à 16h15
QUI VIT ENCORE, de Nicolas Wadimoff (1h54 - vo)
Dans un studio de cinéma, douze palestinien·nes exilé·es en Égypte sont réuni·es. Alors qu’un tracé blanc au sol délimite les frontières de la bande de Gaza, chacun·e se remémore les lieux qu’ils et elles ont visités et habités, aujourd’hui disparus. Par cette expérience, Nicolas Wadimoff signe un documentaire représentant le destin de plus de 12 000 personnes actuellement exilées de leur pays. Dans une démarche qui n’est pas sans rappeler celle du réalisateur iranien Mehran Tamadon ("Mon pire ennemi") ou,encore, plus récemment, celle de Kaouther Ben Hania ("La Voix de Hind Rajab"), le cinéaste suggère une représentation de l’horreur par la reconstitution plus que par les mots. À travers une série de témoignages bouleversants, c’est l’urgence que vient souligner ici "Qui vit encore", alors que, jour après jour, les individus, les lieux, et finalement la mémoire s’effacent peu à peu.
- Samedi 24 à 21h
TON ANIMAL MATERNEL, de Valentina Maurel (1h45 - vo)
Après s’être installée en Europe pour suivre des études d’anthropologie, Elsa vient rendre visite à sa famille dans son pays natal : le Costa Rica. Mais là, alors que sa sœur semble soudain absorbée par des croyances ésotériques, sa mère plongée dans la réédition de ses écrits de jeunesse et son père plus distant que jamais, les tensions refont surface…
Valentina Maurel signe un film de «retour au pays» qui nous sort des sentiers battus. Tandis que la cinéaste évoque le sentiment de déracinement de son personnage, c’est avant tout ces frictions quotidiennes, tantôt banales, tantôt cruelles, souvent les deux, qui se jouent sous nos yeux au sein d’une même famille, qu’étudie la réalisatrice. Un film sur les liens du sang, entre amour et déchirement.
- Lundi 26 à 18h45
