Jeunesses volées : un angle inattendu sur la Seconde Guerre mondiale

Événement

Projection rencontre

Mercredi 4 novembre à 20h
Une séance imaginée par Salomé Erbs, Jade Zana, Marie Negro, Yaël Goujat-Malaprade et Rita Calvet, étudiantes du Master 1 Histoire et Audiovisuel de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans le cadre du Mois du Doc 2026, sur la thématique «Contre-courant ».

En partenariat avec l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (ECPAD), l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et Day for Night productions

Le documentaire de Nina Barbier revient sur l’histoire des «Malgré-Elles». Si les hommes incorporés de force sont aujourd’hui connus sous le terme de «malgré-nous», le destin de ces femmes est longtemps resté dans l’ombre et largement absent de la mémoire collective. Leur statut ne sera d’ailleurs reconnu juridiquement qu’en 2008. Construit autour d’archives, de témoignages de survivantes et de paroles d’experts, ce film propose une vision élargie et contemporaine en intégrant le côté allemand et en donnant la parole aux nouvelles générations.

Suivi d’une rencontre avec la réalisatrice, Nina Barbier

LE MOT DE LA RÉALISATRICE

"Étant fille de « Malgré-elles », cette histoire me suit depuis le jour où, adolescente, j’ai découvert des photos de ma mère en uniforme sous le drapeau nazi. Originaire de Châtenois, un village sur la route des vins d’Alsace, ma mère alors âgée de 19 ans, a dû partir en Allemagne en 1942 pour le « Reichsarbeitsdienst », le service obligatoire du Reich. En 1998, j’ai réalisé pour France 3 Alsace un premier documentaire, Les Malgré-elles, sur cette histoire. Le film comportait essentiellement des témoignages d’incorporées de force, dont ma mère Cécile, et retraçait leur parcours pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que leur combat pour la reconnaissance. Vingt-cinq ans après, alors que les femmes ont été reconnues comme « incorporées de force en territoire ennemi » en 2008, ce nouveau documentaire revient sur cet épisode de façon plus personnelle avec les témoignages des dernières Malgré-elles et des archives allemandes inédites. Mais cette fois, c’est moi qui déroule et porte le récit et me met en scène pour un dernier hommage à ma mère partie en 2010 et aux milliers d’Alsaciennes et Mosellanes longtemps restées dans l’ombre. En ce sens, Jeunesses volées évoque une histoire familiale personnelle pour s’intégrer dans l’Histoire avec un grand H." Nina Barbier (https://www.ecpad.fr/actualites/trois-questions-a-nina-barbier-realisatrice-de-jeunesses-volees/)

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