
Projection rencontre
Dans le cadre de la Fête du cinéma d'animation
Alors que l’Algérie est à la veille de sa guerre d’indépendance, la petite Kadidja s’apprête à quitter la Kabylie pour retrouver son frère à Alger. Mais ce dernier est arbitrairement arrêté ! Accompagnée de ses amis Lyes, Ahmed et Philippe, la fillette fera tout pour le libérer. Tandis que les enfants s’éblouiront de la découverte des magnifiques paysages de l’Algérie, les adultes trouveront dans Petite Casbah une belle opportunité d’aborder cette période douloureuse d’Histoire.
Suivi d'une rencontre avec les scénaristes, Jean Regnaud, sous réserve, Marie de Banville
LE MOT DE LA CO-CRÉATRICE DE PETITE CASBAH
"Tous les faits et les personnages sont fictifs, néanmoins, nous accordons la plus haute importance à la véracité historique de chaque situation. Cependant, comme nos héros sont des enfants à l’imaginaire débordant ils sont parfois capables de rêver ou de croire à des évènements oniriques qui s’immiscent dans leur quotidien. Ici et là, nous avons choisi de créer des effets de réel qui rappellent des facettes connues de l’histoire de l’indépendance algérienne (le prénom de Djamila, Lyes en petit cireur de chaussures, la gifle qui évoque celle qu’Ali La Pointe aurait donnée dans les années 50…). Nous savons que les enfants qui regarderont ce film ne percevront pas ces éléments comme des références directes à l’Histoire mais nous aimerions que les parents et grands-parents puissent les identifier et engager une transmission à l’intérieur des familles, par le biais de la fiction. Puisqu’il s’agit, par le dessin animé, de fournir de nouveaux récits et de nouvelles images, nous souhaiterions aussi contribuer autant que possible au grand mouvement de décolonisation des imaginaires que l’actualité a mis au-devant de la scène ces derniers mois. Il est important pour nous que tous les aspects de ce dessin animé (écriture et dialogues, dessins de décors et de personnages, musique, etc.), évitent le double écueil de l’Orientalisme et de la Nostalgérie, qui ferait d’Alger une ville sortie des Mille et une nuits" - Alice Zéniter
