Je veux bien : enquête sur France Travail

Événement

Projection rencontre

Lundi 9 novembre à 20h30
En partenariat avec Attac 94, l'APEIS, CGT Chômeurs, SUD Emploi IDF, FSU Emploi, Solidaires 94 et les unions locales CGT et Solidaires d'Ivry dans le cadre du collectif Chômage-Précarité 94

Le 18 décembre 2023 est votée la loi «Plein emploi», visant à réduire le taux de chômage des Français·es. Dès sa mise en place, cette nouvelle législation conditionne le droit d’accès au Revenu de Solidarité Active à 15h d’activité minimum par semaine. Une nouvelle clause qui interpelle Boris Claret, Isabelle Dario, Vincent Glenn. Dès lors, les trois cinéastes vont parcourir la France pour interroger directement les personnes concernées: personnes en recherche d’emploi, travailleur·es sociaux…. Au bout du chemin, le résultat est une réflexion démocratique sur la place que chacun·e accorde à la valeur travail, le soutien aux personnes démunies, et l’aide sociale au sein de notre pays.

Suivi d’une rencontre avec le co-réalisateur, Vincent Glenn

LE MOT DES CINÉASTES

"Nous sommes nombreux à tenter de réinventer nos relations au travail, à l’emploi, à l’accès à un revenu décent et à des activités qui font sens. En réponse, après avoir obstinément évacué ces questions du champ de la retraite, le gouvernement français conditionne l’obtention du RSA à l’exercice d’une « activité », avec l’invention prodigieuse de la notion de « bénévolat obligatoire ».  L’historien Johann Chapoutot résume parfaitement l’absurdité dissimulée par ces injonctions au « travail » : « Travailler plus mais travailler à quoi ? Ceux qui nous y enjoignent montrent à quel point ils ne saisissent pas les enjeux vitaux : il faudrait au contraire abaisser drastiquement un taux d’activité qui aujourd’hui ne peut conduire qu’à la catastrophe climatique. » 

Certes à bas bruit, circulent depuis longtemps des idées aux antipodes de celles qui conduisent aujourd’hui à forcer les précaires à faire la preuve qu’ils « s’activent ». Parmi celles-ci, on trouve la création d’un revenu citoyen inconditionnel, formulée pour la première fois par Thomas Paine, fin XVIIIe.

En plus de 200 ans, l’idée a fait du chemin, diverses modalités sont proposées et suscitent des controverses : revenu minimum, impôt négatif, revenu de base, allocation universelle, salaire à vie, revenu contributif… Si chacun de ces projets recouvrent des intentions politiques différentes voire antagoniques, elles ont en commun d’être porteuses d’un imaginaire sociétal plus juste et écologiquement viable.

Aucune proposition n’emporte encore une adhésion suffisante pour en faire une matière politiquement crédible. Chacun sent bien que cela peut conduire à des transformations radicales, mais au bénéfice de qui et de quoi ? Il serait dommageable qu’une formule s’impose, ou qu’on nous l’impose dans la confusion et sans un large débat éclairé par un processus de documentation conséquent." - Boris Claret, Isabelle Dario, Vincent Glenn

Réservation
Retour en haut de page