
Projection rencontre
Corruption, sangliers, secrets: sommes-nous dans un épisode de Santa Barbara version Quatrième Dimension? Non, mais pas loin! Nous sommes dans le Nordest de la France où chasseurs et agriculteurs se font la guerre autour d’un déroutant mais très sérieux trafic de sangliers. Un gendarme assez nerveux décide de déterrer des affaires troubles, aidé d’une psy en burn out. Le film navigue entre polar et comédie décalée en suivant l’enquête auprès de personnages complétement barrés. La cinéaste filme avec amour le milieu rural, tout en gardant un sens bienvenu de la loufoquerie.
Ce film est disponible en version audiodécrite et sous-titrage pour personnes sourdes et malentendantes.
Suivi d’une rencontre avec la réalisatrice, Sarah Arnold
LE MOT DE LA RÉALISATRICE
« Je suis tombée sur un article qui parlait d’un conflit entre agriculteurs et chasseurs sur fond d’invasion de sangliers. D’un côté, il y avait les chasseurs, qui nourrissaient le gibier pour le maintenir dans le bois; de l’autre, les agriculteurs aux champs dévastés, qui les tenaient pour responsables. J’ai eu envie de partir d’un contexte local pour évoquer une problématique plus globale, qui serait celle du profit d’une minorité privilégiée, au détriment d’une majorité plus modeste. Le projet n’était donc pas de faire un film sur la chasse, mais d’évoquer les mécaniques de pouvoir et de prédation économique qui sous-tendent nos sociétés contemporaines.[…] J’aimais l’idée d’un film peuplé d’hommes, au milieu desquels graviterait une femme, catapultée au sein de cette communauté de chasseurs, d’agriculteurs et de gendarmes. Une sorte de polar analytique où la masculinité serait questionnée. » Sarah Arnold
