Ton animal maternel : rencontre avec la réalisatrice !

Événement

Projection rencontre

Mardi 13 octobre à 20h
Quand une famille apprend à se reconstruire...

Après s’être installée en Europe pour suivre des études d’anthropologie, Elsa vient rendre visite à sa famille dans son pays natal : le Costa Rica. Mais là, alors que sa sœur semble soudain absorbée par des croyances ésotériques, sa mère plongée dans la réédition de ses écrits de jeunesse et son père plus distant que jamais, les tensions refont surface… Valentina Maurel signe un film de «retour au pays» qui nous sort des sentiers battus. Tandis que la cinéaste évoque le sentiment de déracinement de son personnage, c’est avant tout ces frictions quotidiennes, tantôt banales, tantôt cruelles, souvent les deux, qui se jouent sous nos yeux au sein d’une même famille, qu’étudie la réalisatrice. Un film sur les liens du sang, entre amour et déchirement.

Suivi d’une rencontre avec la réalisatrice, Valentina Maurel

LE MOT DE LA RÉALISATRICE

« Je n’ai pas tourné à San José uniquement pour des questions autobiographiques (j’y ai grandi jusqu’à mes 19 ans), mais parce que filmer cette ville que tout le monde, à commencer par ses habitants, trouve moche, voire horrible, représentait pour moi un vrai défi. Ceux qui visitent le Costa Rica vont directement à la plage et évitent tant qu’ils le peuvent cette ville. Ceux qui y vivent la subissent. San José n’existe pas, dans l’imaginaire international. Et peut-être qu’elle n’existe pas tout court! Tous les beaux bâtiments sont régulièrement rasés pour être transformés en parking. Son artère centrale est traversée par une route panaméricaine où roulent tous les gros camions de marchandises. Pourtant, je continue de croire que cette ville, chaotique, disparate a le droit d ’exister, le droit d’être regardée. Et le fait qu’elle soit difficile à saisir, qu’il soit impossible d’y poser le moindre regard touristique qui «vende» les qualités de la ville, me donne d’autant plus l’envie de la filmer. Sans avoir la prétention d’en régler les problèmes. Ni la volonté de la rendre exotique. Et moins encore de la misérabiliser.» Valentina Maurel

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