La Détention : avant-première et rencontre !

Événement

Avant-première

Jeudi 1er octobre à 20h
Une plongée en apnée dans les couloirs de l’École nationale d’administration pénitentiaire

Durant une année, Guillaume Massart suit les élèves et les professeurs de l’École nationale d’administration pénitentiaire. Ici, aucun·e prisonnier·ère n’apparaît à l’écran : La Détention est tourné dans un centre de formation, où l’on découvre peu à peu le quotidien de ces hommes et femmes venu·es apprendre le métier de surveillant·e pénitencière. Plus qu’un déroulé des différents enseignements dispensés, Guillaume Massart s’attache à montrer la construction d’un mental, où les idées théoriques se heurtent bien souvent à la pratique de terrain. Ce terrain que le cinéaste choisit justement de ne pas montrer, créant dès lors un hors-champ qui ne rend que plus vertigineuse et glaçante cette plongée dans l’administration du milieu carcéral.

Avant-première du film suivie d'une rencontre avec le réalisateur, Guillaume Massart, animée par un·e cinéaste de l'ACID

UN MOT SUR LE FILM

« En faisant d'agent·es pénitentiaires les sujets de La Détention, Guillaume Massart met en place un huis clos institutionnel qui nous oblige à voir la machine kafkaïenne de la bureaucratie répressive. Par une implication à la réalisation aussi grande que dans son sujet, il dévoile les mécanismes qui façonnent la surveillance, transforment des hommes et des femmes en tristes geôlier·es.
En nous ouvrant les portes d'un milieu aussi fermé, en utilisant toute l'intelligence du hors-champ au cinéma, le réalisateur convoque une mise en scène documentaire précise pour nous ouvrir les yeux sur les dysfonctionnements glaçants de nos institutions. L'autorité et sa remise en question apparaissent comme un jeu permanent, où nous, spectateur·ices, comme les apprenti·es, ne savons plus bien comment nous positionner. Depuis l'intérieur de l'institution et sans jamais se faire avaler par celle-ci, Massart filme la parole de ses agent·es, leurs silences, et un discours qui se fissure. Le gouffre entre la théorie et la pratique paraît alors irréconciliable.
» - Maxime Jean-Baptiste, Thomas Paulot et Paola Termine, cinéastes de l'ACID

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