La vie d'une femme : rencontre avec la cheffe décoratrice du film !

Événement

Projection rencontre

Mardi 15 septembre à 20h45
Lorsqu'une romancière croise le destin d'une cheffe du service chirurgie d'un hôpital

Gabrielle est chirurgienne et cheffe de service au sein d’un hôpital public qui prend l’eau, et qu’elle tente malgré tout de maintenir à flot. On dit d’elle qu’elle est forte, qu’elle peut tout affronter. Mais jusqu’à quel point peut-on tout mener à bien?
Léa Drucker campe un personnage comme on n’en voit que trop rarement dans le cinéma français, une femme qui refuse de s’excuser de ne pas avoir d’enfant ou de faire passer sa vie professionnelle avant sa vie de famille. La mise en scène tout en fluidité de Charline Bourgeois-Tacquet laisse son personnage trouver le chemin de sa liberté.

Ce film est disponible en version audiodécrite et sous-titrée pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Suivi d’une rencontre avec Pascale Consigny, cheffe décoratrice du film

LE MOT DE LA RÉALISATRICE

«Je voulais insuffler à la mise en scène un souffle d’énergie, de vitesse et de mouvement qui me semble consubstantiel à la personnalité de Gabrielle, au rythme qui est le sien à l’hôpital, et à sa manière de vivre. J’ai une prédilection pour les plans-séquences, qui captent de l’intérieur cette énergie et ce mouvement, et qui permettent aux acteurs de se déployer dans le jeu. Il m’arrive souvent de découper cette matière ensuite au montage, mais elle conserve la trace de ce que l’on a élaboré tous ensemble au tournage.
Noé [le chef opérateur du film, ndlr] et moi nous connaissons maintenant très bien, et nous travaillons toujours selon la même méthode : je joue les scènes dans les décors et nous imaginons des chorégraphies que Noé filme avec son téléphone. Cela nous donne une base pour penser ensuite précisément les mouvements de caméra. D’ailleurs, pour choisir un décor, il nous arrive souvent de vérifier que la scène « tiendra » bien dans cet espace. Par exemple, que tel couloir sera assez long pour telle scène, avec tels dialogues. Pour résumer : l’énergie de la mise en scène vient de l’énergie des corps en mouvement, qui vient elle-même de l’énergie de la langue. Et je dois avouer que sur le plateau je laisse très peu de place, voire aucune, à l’improvisation.
» - Charline Bourgeois-Tacquet

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