Everytime : une avant-première à ne pas manquer !

Événement

Avant-première

Mercredi 16 septembre à 20h
Dans le cadre du Retour de Cannes du GNCR, en partenariat avec le GNCR

Ella a deux filles. Un jour, l’une d’entre elles disparaît. Tout commence dans un univers réaliste, rationnel, pour mieux voir ce monde de certitudes fondre peu à peu, jusqu’à se mêler au rêve, au fantastique.

Everytime est, à sa manière, un film de fantômes, nous faisant partager le quotidien de personnages qui voient partout la trace de celle qu’ils ont perdue, et qui continue à subsister dans les éléments les plus anodins. Des fantômes avec lesquels il faut apprendre à vivre.

Avant-première

LE MOT DE LA RÉALISATRICE

« Je ne crois pas à l’au-delà, mais j’envie beaucoup ceux qui y croient! En revanche, je crois que l’image des personnes que nous aimons reste avec nous; qu’elle demeure gravée dans notre réalité d’une manière ou d’une autre. Depuis la mort de mon père, par exemple, chaque fois que je passe devant un certain méandre de la rivière je le vois debout, là, en train de pêcher. Et l’espace d’un instant, j’ai l’impression que je pourrais m’engouffrer dans cette image. Ce sentiment estdevenul’undespointsdedépartd’EVERYTIME.Lefilmparlepersonnesquej’airencontrées, sous différentes formes, à certains moments de ma vie : une mère qui a perdu son enfant, le garçon qui était présent, la petite sœur qui n’a pas encore trouvé le moyen d’accepter ce qui s’est passé. Nous les observons alors qu’ils continuent de mener leur vie quotidienne, parce qu’ils n’ont pas le choix : devoirs, courses, repas du soir...Ils essaient de faire le nécessaire, de rester fonctionnels. Mais derrière tout cela se cache le souhait irréalisable de retourner au moment où « rien de tout cela n’est arrivé. […]
Peut-être suis-je tant intriguée par les fantômes parce que d’une certaine manière, il me semble que nous, les vivants, pourrions également nous décrire comme des fantômes. Une grande partie de ce que nous appelons l’expérience humaine est faite d’absences: souvenirs, « moi» passés, avenirs non réalisés. Même de notre vivant, nos propres vies sont hantées par des versions de nous-mêmes qui n’existent plus, ou qui n’ont peut-être même jamais existé. Ainsi, nous laissons déjà des traces qui, un jour, continueront à vivre après nous: images, messages, vidéos, autant de fragments qui pourraient perdurer sans nous. Ces simulacres vivent déjà à nos côtés. »

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