
Avant-première
Maxence Voiseux rencontre la famille Jourdel sur un marché aux bestiaux près d’Arras. Après lui avoir consacré un premier court métrage, il suit le benjamin de la famille, Gabin, de ses 11 ans jusqu’à sa majorité. Entre un père boucher, une mère agricultrice et l’attachement au monde rural, Gabin est partagé entre le désir d’aider l’entreprise familiale et son envie de découvrir d’autres horizons. Au fil des années, il cherche sa propre voie, tandis que la caméra capte avec délicatesse les doutes, les rêves et les bouleversements de son adolescence.
Ce film est disponible en version audiodécrite et sous-titrée pour les personnes sourdes ou malentendantes.
Dans le cadre du lancement de saison 2026-2027
Avant-première suivie d’une rencontre avec le réalisateur, Maxence Voiseux, animée par les Jeunes Ambassadeur·rices du Luxy
LE MOT DU RÉALISATEUR
« Au moment où j’ai rencontré Gabin, j’avais très envie de faire un film sous forme d’une saga familiale. Il avait huit ans et il a tout de suite détonné car il était plus drôle et plus irrévérencieux que ses frères et ses cousins. Il passait beaucoup de temps avec son père avec qui il avait une relation très particulière, faite à la fois de tensions, de non-dits mais aussi d’amour souterrain. Il osait déjà exprimer ses sentiments, ses volontés et pleurer, ce qui est rare dans cette famille. Mais surtout, il a très vite compris qu’en tant que benjamin, quelque chose se cristallisait autour de lui et de la boucherie de son père. Il s’est produit des choses intéressantes dès le premier jour où j’ai tourné avec lui des séquences pour Les Héritiers, alors qu’il n’avait que 8 ans à l’époque. Mais le véritable déclic a eu lieu le jour où je suis passé leur rendre visite à la boucherie et que Gabin m’a appris qu’il s’était inscrit à un cours de breakdance. Je vois alors ce petit garçon un peu potelé et assez mal dans sa peau nous montrer les quelques pas qu’il avait appris. C’était un moment à la fois très touchant et un peu absurde : lui si heureux d’expérimenter quelque chose de nouveau tandis que son père lui réclamait de l’aide à la boucherie. Pour moi, toute la symbolique était là et je me suis dit qu’il fallait absolument que je fasse un film avec Gabin. » - Maxence Voiseux
Photos

