Mémoire de fille : avant-première en présence de Judith Godrèche et Tess Barthélémy !

Événement

Avant-première

Dimanche 20 septembre à 18h
Le Grand Ciné-club revient pour cette première journée de lancement de saison !

C’est une nuit qui a duré des années : celle qu’Annie, 17 ans et demi, passe avec le chef moniteur de la colonie de vacances où elle travaille durant l’été 58.
Judith Godrèche adapte Annie Ernaux, attentive au monde intérieur de cette jeune fille écartelée entre les exigences sociales et son désir de liberté. « Coincée » ou « pute » : à peine sortie du café épicerie de son village normand, Annie ne cesse de se heurter au jugement inique des autres, avant de s’émanciper et de trouver les mots pour dire cet été 58.

Ce film est disponible en version audiodécrite et sous-titrée pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Avant-première suivie d’une rencontre avec la réalisatrice, Judith Godrèche, et l’actrice Tess Barthélémy, animée par Aurea du compte Instragram @tarteauxlettres

Dans le cadre du Grand Ciné-club
En partenariat avec la librairie Envie de lire et les médiathèques d’Ivry

UN MOT SUR LE FILM

« Annie le dit lors de la promotion de « Mémoire de fille » en 2016, elle a voulu rejoindre la fille de 58 par l’écriture. Ce rendez-vous avec le passé lui coûte, il se fait dans une forme de douleur, comme elle dit, “on fuit certains livres”, mais elle y parvient. Je me suis posée la question : comment incarner ce rendez-vous qu’elle a eu le courage de prendre avec elle-même? Le cinéma permet la réincarnation au sens propre du terme, je peux filmer ce qui n’est plus, “l’autre“, la fille de 58, et, à travers ces deux incarnations, cette femme, à 50 ans de différence, et leurs voix, je tente de reproduire le geste initial d’Annie. Ce mouvement. Rejoindre celle qu’on était pour pouvoir avancer.[...] Je voulais regarder ce qu’elle regarde, que le spectateur puisse être entièrement à sa place à elle. J’ai énormément travaillé là-dessus en amont, pour qu’elle ne soit jamais perçue à travers le regard de H. J’ai réfléchi à un découpage qui exclut toute érotisation. L’enjeu, comme dans le texte originel, est de vivre ce que vit Annie au moment où elle le vit. Cette même immersion que nous permet l’écriture d’Annie Ernaux. J’ai visionné beaucoup de films, notamment FISH TANK, qui m’avait marqué à sa sortie, cette manière dont Andrea Arnold filme sa jeune héroïne. Plus le personnage d’Annie s’émancipe, plus les cadres changent. Ils deviennent plus posés, plus larges, plus matures en quelque sorte, ils évoluent avec elle. Jusqu’au dernier plan du film où les deux Annie se font face. Durant toute l’élaboration du découpage, je restais concentrée sur la courbe émotionnelle et le prisme sensoriel du personnage. »  - Judith Godrèche

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