La Gradiva : avant-première et rencontre !

Événement

Avant-première

Vendredi 11 septembre à 20h
Dans le cadre du Retour de Cannes du GNCR

Naples, ses ruelles étroites et son effervescence pleine de nonchalance. En voyage scolaire, un groupe de lycéen·nes vient découvrir les ruines de Pompéi : les vestiges du passé deviennent alors le décor des tumultes de l’adolescence...
Marine Atlan magnifie les joies et les peines de la jeunesse en les entourant d’un précieux écrin. Ici, les ruines figées de Pompéi, loin d’écraser les questionnements existentiels et les pérégrinations sentimentales des adolescent·es, viennent plutôt prêter leur douce poésie, pour laisser apparaître le vertige du temps qui court.

Dans le cadre du Retour de Cannes du GNCR, avant-première suivie d’une rencontre avec la coscénariste, Anne Brouillet

LE MOT DE LA RÉALISATRICE

« Il m’importait que le film parte du mythe et que, peu à peu, tapie au sein des photographies, la possibilité d’une autre vérité se révèle. Pompéi, cet espace résonne avec les paradoxes de l’histoire que je veux raconter : la violence d’un monde qui promet aux enfants une égalité qui n’est que mirage, mais aussi la capacité de résistance de tout corps vivant et de tout esprit libre. [...] C’est justement la collision entre l’instantané de la jeunesse et l’éternité des ruines qui m’intéressait. J’avais l’intuition qu’il y avait là une promesse dramaturgique et esthétique forte. J’avais en tête la série Arte Tous les garçons et les filles de leur âge — quelque chose fait assez vite, avec une troupe de non professionnelle·les. Le défi était de diriger vingt jeunes acteur·ices pour essayer de reproduire avec précision les dynamiques collectives — on l’a beaucoup préparé de l’écriture jusqu’au casting puis aux répétitions. Il fallait rendre compte de la pluralité des représentations dans un groupe, faire un film sur l’adolescence. J’ai beaucoup pensé à ma sensation à la lecture du poème de Rimbaud, Roman, et à son célèbre « on n’est pas sérieux quand on a 17 ans ». Prendre au sérieux ce qui n’est pas sérieux : qu’est-ce qui est si fugitif et qui se répète pourtant dans toutes les jeunesses depuis l’éternité ? Je n’ai plus l’âge des personnages du film. Il a donc fallu faire un travail d’enquête, être en discussion avec les jeunes pour tenter d’arriver à cette justesse. J’avais envie d’un vrai sentiment réaliste. »  - Marine Atlan

La billetterie pour cet événement sera bientôt en ligne.

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