L'Inconnue : rencontre avec le réalisateur, Arthur Harari !

Événement

Projection rencontre

Jeudi 10 septembre à 20h
L'adaptation du roman graphique Le Cas David Zimmerman !

Après une nuit passée avec une inconnue, le photographe David Zimmerman se réveille… dans le corps de cette femme. Commence alors dans Paris une quête pour retrouver son corps et la personne coincée dedans.
Arthur Harari adapte à l’écran le roman graphique Le Cas David Zimmerman, dont il était co-auteur, et c’est une réussite totale ! Si le sujet du changement de corps a donné lieu au cinéma à de multiples comédies, le réalisateur adopte un tout autre ton. Ici, la métamorphose provoque un profond trouble existentiel, le corps changeant devient vecteur d’une identité remise en question. Photographe, David est celui qui tente de figer le temps, pour finalement se retrouver aux prises avec un monde d’une fluidité dangereuse et fascinante. Cerise sur le gâteau : une scène a été tournée devant le Luxy, tout à fait reconnaissable !

Ce film est disponible en version audiodécrite et sous-titrée pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Suivi d’une rencontre avec le réalisateur, Arthur Harari

LE MOT DU RÉALISATEUR

« Mes précédents films, Diamant noir et Onoda, 10 000 nuits dans la jungle, parlent aussi de ça : changer d’identité, être déplacé, refuser le réel pour le récréer différemment. C’est certainement plus explicite dans L’inconnue. Ce qui m’excitait, c’était de représenter quelque chose de complètement invisible, mais qui soit une expérience du déplacement et de l’altérité absolus. Avec une succession de situations inimaginables, rendues réelles et tangibles : habiter un autre corps, se voir de l’extérieur, faire l’amour avec soi-même, être enceinte alors qu’on est un homme, se voir mourir ! […] L’événement traumatique, comme certains chocs existentiels profonds, peut être vu in fine comme la possibilité d’une libération, d’une transcendance. David est un être qui se définit par sa solitude et son mal être. Au début du film, il est comme un fantôme, dans une distance à soi et au monde, quelque chose en lui a besoin d’être délivré. Je crois que l’horizon de L’inconnue concerne la libération d’avec soi-même, une quête qui existe profondément en chacun de nous. Il est insupportable d’être soi, et on passe sa vie à gérer ça. Le sexe est un fantasme d’abolition du moi. C’est peut-être une clé : le changement de corps se produit au seul moment dans la vie où on croit oublier qui on est. »  - Arthur Harari 

 

La billetterie pour cet événement sera bientôt en ligne.

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