
Projection rencontre
C’est peut-être la liesse à Paris, mais pour Elisabeth, le coup d’envoi des JO est surtout une source de soucis. Pas facile d’accueillir les touristes du monde entier avec le sourire quand on ne cesse de courir, jusqu’à en perdre ses appareils auditifs dans la foule. Mais Elisabeth ne se doute pas que pendant cette journée d’été, sa rencontre avec le débonnaire Elijah va changer sa perception de la ville et d’elle-même.
Après un film tourné uniquement en un plan-séquence, Laurent Slama continue à saisir fiévreusement les mouvements de ses personnages au sein de la capitale, en opposant l’euphorie ambiante à la dépression qui frappe son personnage. Paris durant les JO devient le décor d’une prise de conscience et le terrain de tous les possibles.
Ce film est disponible en version audiodécrite et sous-titrage pour personnes sourdes et malentendantes.
Suivi d'une rencontre avec le réalisateur, Laurent Slama, animée par les Jeunes Ambassadeur·rices du Luxy
Le mot du réalisateur
« J’ai d’abord travaillé sur l’idée d’un personnage malentendant sans parvenir à l’ancrer dans un récit qui me satisfaisait. Au même moment, les Jeux Olympiques approchaient, et tout ce qu’ils impliquaient — la saturation de l’espace, le bruit — me semblait être une matière de cinéma évidente. La Mairie communiquait beaucoup sur l’interdiction des tournages à Paris, ce qui rendait l’idée de s’en servir comme décor encore plus excitante.
C’est là que j’ai eu l’intuition qu’il y avait quelque chose de très fort à faire autour d’un personnage malentendant plongé dans le contexte bruyant et frénétique des JO. Je voyais cet événement comme une métaphore de la vie moderne : une énergie collective intense, une illusion de communion, un tourbillon dans lequel on peut facilement se perdre. Le film est pensé comme la photographie très précise de ce moment, et épouse ce mouvement en essayant de donner la sensation d’une spirale sans pause. Ce cadre permettait aussi de mettre en relief la dépression que traverse le personnage, de la pousser dans ses retranchements. » - Laurent Slama
