
Projection rencontre
Célestine, une petite souris, est la seule à ne pas avoir peur du grand méchant ours nommé Ernest. Il faut dire que les ours et les souris se détestent... C’est la belle histoire d’amitié « improbable » entre une petite souris et un gros ours un peu grognon. Ce film d’animation prônant l’ouverture d’esprit nous plonge avec délice dans l’univers des livres de Gabrielle Vincent, revu avec sa malice coutumière par l’auteur Daniel Pennac. Et comment résister à la douceur des couleurs pastel qui illuminent le film, à la frimousse de la petite Célestine et à la beauté de la relation qui unit les deux ami·es ?
Suivi d’une rencontre avec le producteur, Henri Magalon, et d’un goûter
LE MOT DU CORÉALISATEUR
« Nous avons fait le pilote en respectant scrupuleusement le design original de Célestine, car c’était notre but. Plus tard, en dessinant le storyboard du film, mon équipe m’a fait constater que petit à petit, j’avais changé le design de Célestine. Son museau avait progressivement rétréci, sans que je ne m’en rende compte. Je m’étais approprié le personnage sans le vouloir. En y réfléchissant, je me suis dit que c’était assez proche de la démarche de Daniel Pennac, qui avait choisi de ne reprendre aucune histoire des albums, et de créer un récit totalement original, tout en respectant l’esprit de Gabrielle Vincent. Le monde dans lequel se déroule l’action du film est un peu sombre et cynique, à l’opposé du « cocon » imaginé par Gabrielle Vincent, parce que c’est ainsi que l’on peut découvrir comment Ernest et Célestine réussissent ensemble à changer l’ordre des choses, et créent un nouvel universqui est celui de l’œuvre originale. C’est par ce biais que Daniel Pennac a pu s’investir dans ce projet. Nous avons choisi de procéder de la même manière en ne reproduisant pas exactement Ernest et Célestine tels qu’ils sont dans les livres. Nos personnages sont ceux du film écrit par Daniel Pennac, qui vont finalement se retrouver dans l’univers de Gabrielle Vincent. Et le film se conclut dans cette logique, puisque les deux personnages « inventent » alors Gabrielle Vincent, et les dessins des aventures d’Ernest et Célestine. Mais il fallait sortir du mimétisme pour bien adapter le graphisme au cinéma, et lui rendre hommage. » Benjamin Renner
