
Après que sa famille a été tuée dans un bombardement, le jeune Bashu fuit seul le sud de l’Iran et arrive dans un village isolé du nord. Incapable de parler la langue locale et rejeté comme un étranger, il est recueilli par Naïe, une mère de deux enfants dont le mari est absent. Un lien commence lentement à se tisser entre eux.
Séance présentée par Bamchade Pourvali, fondateur du Festival et spécialiste du cinéma iranien
Un mot sur le film
"D’un prévisible conflit entre la mère adoptive et l’enfant, Beyzai fait soudain une étrange scène de magie, entre exorcisme et psychanalyse. Ses images quasi documentaires, volontairement un peu plate, un peu terre à terre, se chargent par à-coups d’une densité de couleur et de folie qui laisse pantois. Devant sa caméra, les travaux et les jours se métamorphosent au détour d’un plan en chant païen en hymne à la terre, à l’eau et à la lumière.
Et la beauté de l’actrice au visage mouvant enrichit soudain l’anecdote quand elle risquait de s’enliser. Beyzaï trouve toujours un ressort inattendu qui redonne un souffle d’humanité à ses personnages, un élan surnaturel à ses paysages. Auant de raisons d’accueillir ce petit étranger." - Jean-Michel Frodon, Le Monde 5 avril 1991
