
Projection rencontre
C’est l’histoire de Gloria, qui assiste au mariage de sa fille à Paris, peu après l’enterrement de son père en Guinée-Bissau. Ou bien c’est peut-être l’histoire de Katy Correa, l’actrice qui l’interprète, et qui, à travers ce rôle, se remémore ce sentiment de non-appartenance, de déracinement.
Aussi bien familiale que culturelle, c’est la question de la transmission que travaille ici Alain Gomis. Que retient-on de l’histoire des sien·nes, lorsqu’on est un·e enfant d’immigré·es ? Le cinéaste livre un hommage à toutes ces générations « rescapé·es », autant qu’un message d’espoir pour l’avenir.
Ce film est disponible en version audiodécrite et sous-titrage pour personnes sourdes et malentendantes.
Suivi d'une rencontre avec le réalisateur, Alain Gomis, animée par Aboubakar Sakanoko, responsable du podcast Disons-Nous Les Choses
LE MOT DU RÉALISATEUR
«Dao est traversé par une réflexion sur une génération d’enfants d’immigrés arrivée à l’âge de la transmission, souvent sans avoir connu leurs grands-parents. Un saut de génération qui interroge le temps, le cycle de la vie. Ce qui m’intéresse, c’est cette idée que l’on n’est jamais vraiment préparé à l’âge que l’on a. On n’est pas plus préparé à avoir cinquante ans qu’à en avoir dix. Chaque âge arrive avec sa part de naïveté. En même temps, il y a quelque chose de réconfortant dans le fait d’avoir déjà traversé des difficultés. On se dit qu’on a tenu bon, qu’on a surmonté certaines choses. Cela peut donner une forme de confiance pour la suite, même si l’on ne sait pas exactement ce qui va venir. Mais surtout vient la question de la transmission. Que sommes-nous capables de transmettre ? » Alain Gomis
