Decolonial Film Festival : une journée, trois films, trois rencontres

Événement

Projection rencontre

Dimanche 17 mai
Pour cette nouvelle édition, le Decolonial Film Festival vous propose une fois encore de porter un nouveau regard sur notre monde, et de donner la parole (et la caméra) à ceux et celles qui ne l'ont que trop rarement
  •  15h : MUEDA, MEMORIA E MASSACRE

De Ruy Guerra Coelho Pereira    Mozambique - 1979 - 1h16 - vo

Le 16 juin 1960 à Mueda, au Mozambique, l’armée portugaise exécute six cents personnes parmi la population, sur ordre du gouverneur portugais. Depuis l’indépendance, les habitant·es de Mueda revivent chaque année cet événement traumatique en jouant dans une pièce de théâtre les rôles des bourreaux, victimes et spectateur·rices. Ce film fonde historiquement la mémoire cinématographique du processus de décolonisation et le travail de deuil du peuple.

Séance présentée par la revue Débordements et suivie d’un débat

Programme Résistances

  • 17h30 : RECOMPOSÉE

De Nadia Louis-Desmarchais 

Canada - 2025 - 1h28

Née d’une mère haïtienne et d’un père italo-québécois, la réalisatrice, élevée dans une famille adoptive blanche, se penche sur le racisme internalisé et normalisé qui l’entoure. Ses réflexions sur le malaise identitaire se conjuguent progressivement à d’autres, liées à l’abandon maternel. Convoquant archives, témoignages et histoires des Noir·es, la réalisatrice confronte les tabous familiaux, les maladresses, les séparations et les occasions manquées.

Séance présentée par Tonnerre et suivie d’un échange en visio avec la réalisatrice, Nadia Louis-Desmarchais

Programme Diasporas

  • 20h : PALESTINIAN IDENTITY

De Kassem Hawal

Palestine - 1984 - 38 min - vo

En 1982, Israël envahit le Liban et occupe sa capitale Beyrouth. Palestinian Identity est un des rares films réalisés par l’OLP après son départ forcé de la ville. Il documente les incendies et destructions des centres culturels et éducatifs dont les Israéliens ont pillé les films, les photographies, les manuscrits historiques et contemporains. Rassemblant des interviews de membres importants de la scène culturelle palestinienne, tels que Mahmoud Darwich ou Ismail Shammout, ainsi que des responsables de centres comme Anni Kanafani, le film analyse les raisons pour lesquelles Israël a fait de la destruction de la culture palestinienne sa priorité et représente la détermination des Palestinien·nes à s’épanouir sur le plan artistique et à résister aux tentatives de génocide culturel.

Séance présentée par le DFF et suivie d’un échange sur le boycott culturel avec le Festival Ciné-Palestine, le collectif La Palestine sauvera le cinéma, et le FRACBI 

Programme Héritages

Réservation
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