
Projection rencontre
Dans une petite ville de la Côte d’Azur, une jeune fille disparaît. Géraldine, employée municipale aux espaces verts, s’improvise alors détective. Mais entre commérages, apparitions et quiproquo, l’enquête n’avancera décidément pas en ligne droite !On plonge avec délice dans cet univers de faux film policier, dont les tournants empruntent à s’y méprendre à l’univers d’Alice au pays des merveilles. Un air de folie douce nous entraîne dans la résolution de ce curieux mystère, dont on ne vous dévoilera rien. Quoi qu’il en soit, on affectionne particulièrement cet ovni du paysage cinématographique français !
Suivi d'une rencontre avec les cinéastes,Alexia Walther et Maxime Matray, et l'acteur Christophe Paou
LE MOT DES CINÉASTES
« Nos films peuvent avoir un caractère déroutant parce qu’ils n’obéissent pas à une narration traditionnelle. Cela ne les empêche pas d’aborder desthèmes classiques. C’est la façon de les aborder qui ne l’est pas. La famille est notre thème majeur. La complexité, le chaos, la bizarrerie des relations familiales. [...] Dans Affection affection il s’agit, entre autres, d’une fille qui apprend enfin à faire le deuil de sa mère. La chose qui nous intéresse le plus dans les histoires de famille est précisément liée à l’élément d’enquête dont nous parlions. Il nous est toujours apparu qu’une grande partie de l’énergie dépensée dans les rapports familiaux consiste à enquêter sur ses parents (ou sur ses enfants...), à essayer de comprendre qui ils sont, d’où ils viennent, ce qu’ils fabriquent. Nous aimons regarder les familles de l’extérieur, considérer chaque membre comme un personnage. Ce n’est pas la psychologie familiale qui nous intéresse. C’est vraiment fabriquer des personnages dont le rapport au monde – et à la famille ! – est complexe et compliqué, avec des questions, des trous, des couches. À partir de là, il était logique que le film parte dans plusieurs directions, car il essaie avant tout de raconter la vie émotionnelle de quelques-uns pris dans une espèce de quête familiale (Géraldine, Kenza) ou existentielle (Jérôme, Rita). » Alexia Walther et Maxime Matray
