
Projection rencontre
En 2027, le monde que nous connaissons a bien changé : les êtres humains ne parviennent plus à se reproduire, et le destin de l’humanité semble être l’extinction. Theo, bureaucrate blasé, est chargé d’une mission par son ancienne compagne : escorter une jeune femme qui pourrait bien être le seul espoir dans cet univers mortifère.
Scènes d’action particulièrement trépidantes et usage quasi documentaire de la caméra rendent ce film particulièrement efficace, mais le réalisateur ne livre pas un simple divertissement : sous couvert de dystopie, c’est bien les rapports sociaux de pouvoir et la politique de migration que le cinéaste épingle
Carte blanche à Benjamin Patinaud (Bolchegeek) pour la sortie de son livre COGIPpunk
Film suivi d’un échange avec l’auteur et d’une vente de livres
UN MOT SUR LE FILM
« La grande force de Cuarón est de ne jamais sacrifier son discours au profit de sa mise en scène — au contraire, la forme et le fond sont, comme rarement dans un film a priori « populaire », parfaitement cohérents. À tel point que l’on peut être impressionné par la maîtrise technique de scènes à grand spectacle (fusillades, explosions…) qui, toujours filmées en plans séquences, dénuées de tout artifice tape-à-l’oeil, évitent les écueils habituels, dans un film où le pessimisme n’est jamais complaisant, sauvé par la foi du cinéaste en ses personnages et en son sujet. Les Fils de l’Homme séduit par sa mélancolie, son aptitude à porter sur l’avenir un regard bouleversant parce que presque résigné. Presque, au vu d’un final ouvert, porteur d’espoir, confiant malgré tout. Alfonso Cuarón confirme ses talents de conteur, qui puise son inspiration dans le refus de fermer les yeux face aux horreurs du monde : c’est dans la lutte que se nichent les plus belles histoires. » - Fabien Reyre, Critikat
