
Projection rencontre
Trois entités venues de l’espace atterrissent sur Terre. Révulsées, elles ont bien l’intention d’en repartir… Mais l’une d’entre elles décide de rester, greffée au corps d’un militant malien engagé pour les droits des travailleur·ses migrant·es. Entre drame, documentaire et science-fiction, Antonio Amaral signe un film qui épouse son propos, et échappe à toute étroite catégorisation.
Suivi d’une rencontre avec le réalisateur, Antonio Amaral
LE MOT DU RÉALISATEUR
"J’avais le concept du film, l’atmosphère, le genre… mais il me manquait la matière première : le retour en force des collectifs de sans papiers en 2020 est venu allumer la mèche. [...] Pour écrire ce film, j’ai d’abord rencontré Anzoumane Sissoko, une des figures tutélaires de la lutte des "sans-papiers". A partir de là, j’ai démarré un travail de rencontres et j’ai suivi de nombreuses actions militantes de terrain, dans Paris et sa banlieue : collectifs de sans papier, luttes syndicales, associations d’aides aux migrants, associations d’aide aux Roms… J’ai eu l’occasion de fréquenter des foyers de travailleurs étrangers (en particulier à Montreuil), des camps de migrants autour de Paris, des manifestations (autorisées ou non)… On peut dire que la période du confinement au printemps 2020 a été un élément déclencheur à bien des égards : l’urgence sanitaire et la soudaine visibilité des travailleurs "sans papiers" ont engendré des prises de conscience, voire des vocations militantes. Le mouvement de la Marche des solidarités est à ce titre assez emblématique." - Antonio Amaral
