
Ciné thé
Interrogatoires, interventions, prises de plainte... le quotidien d’un commissariat de police parisien dans les années 1980, filmé sans sensationnalisme ni effets. Raymond Depardon met en évidence ce que ce travail peut avoir d’ingrat ou de répétitif, mais aussi la diversité des rencontres, des profils. Là, c’est toute la société française qui circule et se raconte, dans des moments étonnants, tristes ou étrangement porteurs d’espoir. Sans jamais inciter au jugement, mais reconnaissant la fragilité et l’humanité des êtres qu’il filme.
UN MOT SUR LE FILM
« Trois mois dans le commissariat du 5e arrondissement de Paris. Depardon se permet de fantaisistes accompagnements sonores. Il plaque des airs d’opérette sur les images de fouille à corps, du Mozart lorsqu’il est question d’enlèvement d’enfant, des sifflotements rétros pour suivre le nettoyage du panier à salade. La question de Depardon est simple : comment une administration peut-elle rendre justice, quand la vie elle-même se montre arbitraire et cruelle ? » - Télérama
