Le Joli mai : l'enchantement Marker

Événement

Projection rencontre

Lundi 16 mars
Dans le cadre du Festival Best of Doc

Paris au printemps. Ses habitant·es, ses chats, ses voitures. Son agitation et sa vie, saisies par la caméra de Chris Marker et Pierre Lhomme, qui signent une rêverie documentaire d’une grande beauté. Interrogeant la vie contemporaine, les cinéastes osent aussi un grand film politique, qui aborde aussi bien la question de l’emprisonnement que les guerres coloniales « en ce premier mois de paix depuis sept ans », marqué par la fin de la Guerre d’Algérie.

Suivi d’une rencontre avec Bamchade Pourvali, enseignant en cinéma

LE MOT DU CORÉALISATEUR

« Nous nous sommes interdit de décider pour les gens, de leur tendre des pièges. Si vous avez eu l’impression dans les questions que je posais, que j’essayais de diriger les gens, j’espère que ce n’est pas vrai. Vous savez, il y a des tentations auxquelles on cède sans le savoir. Mais en tout cas, j’ai essayé tant que j’ai pu, de ne pas « tendre de piège ». S’il y a une chose insupportable - à la télévision ou à la radio par exemple -, c’est la question-piège. Cette espèce d’avantage exorbitant qui est de tenir un micro ou une caméra met les autres en état d’infériorités. S’ils n’ont pas peur, ils se sentent presque flattés d’entrer dans ce monde fabuleux du cinéma et de la télévision, pour un peu ils seraient prêts à dire ce qui vous fait plaisir. Au pire, ils sont tellement affolés qu’ils disent n’importe quoi. Donc entre ces deux choses-là, j’ai essayé, au contraire, de les écouter, de les ramener bien entendu à un certain nombre de thèmes qui me paraissaient importants et qui étaient les thèmes dont j’avais envie de parler, mais, enfin, de les laisser être eux-mêmes. » - Chris Marker, Jeune Cinéma n°15, mai 1966

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