
Projection rencontre
Autrefois, la famille de Sharif habitait une maison bordée d’une orangeraie. En 1948, ce dernier est chassé de sa propriété et enfermé dans un camp. C’est sur ce traumatisme originel que se fonde Ce qu’il reste de nous, qui couvre le destin d’une famille palestinienne sur trois générations.
En racontant soixante-dix ans d’histoire politique et intime, la réalisatrice montre les évolutions de perception que chaque génération a de son histoire et de son présent : les trois hommes sont incarnés par trois acteurs qui sont réellement grand-père, père et fils. Cherien Dabis filme les différentes manières de se révolter, ou d’accepter son sort, et dresse le portrait fin de sensibilités qui évoluent à mesure que chacun essaie de trouver son chemin dans un monde déchiré.
Avant-première suivie d’une rencontre avec la réalisatrice, Cherien Dabis
LE MOT DE LA RÉALISATRICE
"Ce qu’il reste de nous n’adopte pas une approche politique. Le film est profondément personnel et intimiste. C’est une fresque historique qui retrace l’histoire d’une terre à travers le regard d’une famille et trois générations de lutte. Un portrait familial qui interroge la relation entre le grand-père, le père et le fils, ainsi que l’héritage traumatisant transmis à chacun. Je voulais faire un film qui soit une lettre d’amour à mon peuple. Pour la première fois, on voit une famille palestinienne endurer ce qui nous est arrivé depuis 1948. C’est un drame qui est aussi traversé par des moments de joie, d’amour et d’humour, qui permettent au film de ne pas être trop difficile à voir." - Cherien Dabis
