
Projection rencontre
Incarnée par l’actrice palestinienne Maisa Abd Elhadi, la ville de Lyd nous raconte sa propre histoire. Vieille de plus de 5000 ans, d’abord palestinienne et prospère, celle-ci sera rebaptisée Lod lors de la création de l’État israélien en 1948. Lyd nous montre l’évolution de son peuple, ses habitant·es. À quoi ressemblerait la ville si l’occupation israélienne de Lyd n’avait jamais eu lieu ? Entre documentaire et science-fiction, Sarah Friedland et Rami Younis explorent les traumatismes du passé et interrogent les futurs possibles, et désirables.
Suivi d’une rencontre avec les cinéastes, Sarah Friedland et Rami Younis, et Imen Habib, coordinatrice de l’Agence Média Palestine
LE MOT DES CINÉASTES
"SF : Lyd a été l’une des dernières villes à tomber durant la Nakba. Des gens venus de toute la Palestine historique sont venus de Lyd pour se battre contre le Palmah. Jadis, c’était l’une des premières capitales de Palestine. On ne parle pas assez de sa signification historique et ce qui s’y est passé en 1948. Les gens parlent de Lifta, Tantura, Deir Yassin, mais ils ne parlent pas de Lyd.
RY : Les raisons qui m’ont poussé à vouloir raconter l’histoire de ma ville natale sont évidentes. Je n’avais jamais pensé enquêter et explorer le passé. Plus nous travaillions sur ce film, plus il est devenu évident que cette ville avait un passé glorieux et une histoire riche. C’était la ville qui reliait la Palestine au monde. Si on devait personnifier cet espace, ce lieu, ce serait comme une diva, un chanteur formidable, qui a été oublié et qui voudrait retrouver un peu de ses jours de gloire."
