
Film culte ! En 1973, René Laloux et Roland Topor associent leur imaginaire pour donner naissance à ce récit politique qui marque une date dans l’histoire du cinéma d’animation destiné à un public adulte. Le point de départ évoque le Gulliver de Swift : sur une planète, deux peuples cohabitent, mais sont traités de manière inégale. Les Draags sont d’impressionnants géants, les Oms ne mesurent que quelques centimètres. Le film ne cesse de jouer sur cette différence de taille pour créer des images saisissantes, dessinées au pastel. Et le propos politique a gardé tout son mordant
Introduction musicale par des élèves du Conservatoire En partenariat avec le Conservatoire municipal et le Théâtre Antoine Vitez
Séance en lien avec le spectacle La Planète sauvage proposé par L’Orchestre National de Jazz au Théâtre Antoine Vitez, le samedi 7 février à 17h : https://theatrevitez.fr/planete-sauvage
UN MOT SUR LE FILM
"Prix spécial du jury au festival de Cannes 1973, La Planète sauvage est le dessin animé le plus insolite du cinéma français. Au départ, un très beau roman écrit par un dentiste auteur de science-fiction. Pour une fois, la SF ne se complaisait pas dans l’horreur ou le simplisme. Avec son message pacifique jamais appuyé, son mélange d'humour discret et de fantastique, ce conte philosophique sur la sagesse et la victoire de l'intelligence s'adresse aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Visuellement, c'est superbe. René Laloux s'est lancé dans un travail de titan, avec une vraie animation dessinée sur papier, puis découpée dessin par dessin. Du coup, les qualités graphiques du travail de Topor sont respectées. Les personnages s'intègrent parfaitement aux décors, avec leur végétation bizarre d'arbres géants et de fleurs carnivores. La Planète sauvage demeure une perle rare, un spectacle magique et envoûtant." - Bernard Génin, Téléramy
Lire l'article page 34 et 35 paru dans le journal mensuel Ivrymaville n°581 - février 2026.
