
Ciné-club
Dans le cadre du Grand Ciné-club et en partenariat avec Waves of Freedom et la Croix-Rouge française
À Gaza, une petite fille de 6 ans et sa famille tentent de fuir les tirs de l’armée israélienne en se cachant sous une voiture. Seule survivante, Hind passera un ultime appel auprès des secours du Croissant Rouge.
Dans Les Filles d’Olfa, Kaouther Ben Hania mêlait déjà la fiction au documentaire pour mieux rendre compte du réel. À travers cette reconstitution, la cinéaste nous donne ici à entendre les dernières paroles de la petite Hind Rajab, dans un film déchirant mais nécessaire, récompensé du Lion d’argent à la Mostra de Venise.
Camélia Jordana viendra chanter pour l'occasion !
Séance suivie d’un débat avec Waves of Freedom et Frédéric Joli, porte-parole de la Croix-Rouge française, animé par Mélanie Simon-Franza (La Grande Distribution)
Tous les bénéfices de la soirée seront reversés à La Croix -Rouge française.
LE MOT DE LA RÉALISATRICE
« Même avec un accès quasi impossible à Gaza, il y a eu des enquêtes publiées dans les médias. Mais je pense que le cinéma offre autre chose. Il ne fait pas acte de reportage, mais de mémoire. Il ne débat pas, il vous fait ressentir.
J’ai été bouleversée non seulement par la violence de l’événement, mais par le silence qui avait suivi. Ce n’est pas quelque chose qu’un article de presse peut retranscrire. C’est quelque chose que seul le cinéma peut tenter de transmettre.
C’est ainsi que je me suis tournée vers le seul outil à ma disposition, le cinéma, non pas pour expliquer ou analyser, mais pour offrir un écrin à cette voix. Pour résister à l’amnésie. Pour marquer un moment que l’humanité ne devrait jamais oublier. C’est aussi l’histoire de notre responsabilité commune : celle des systèmes (gouvernements et/ou institutions) qui abandonnent les enfants gazaouis à leur sort, celle du silence du monde qui est aussi une violence. […] Ce film n’est pas seulement le mien. Il porte la responsabilité de la confiance accordée par la mère de Hind, la mémoire d’une enfant dont le monde ne peut ignorer la voix, et le courage de ceux qui ont voulu l’aider : l’équipe du Croissant-Rouge qui est restée en ligne, le secouriste et le conducteur d’ambulance qui sont morts dans l’opération de sauvetage. Il contient la grâce de ceux qui ont tout perdu et qui, malgré tout, ont trouvé la force et la générosité d’ouvrir leurs cœurs et de partager avec moi leur chagrin, leur dignité et leur humanité indéfectible. » - Kaouther Ben Hania
