
Abu Leïla, ancien juge devenu, par la force des choses, chauffeur de taxi, veut rentrer tôt pour célébrer les 7 ans de sa fille. Mais il est bien difficile de deviner comment se déroulera sa journée !
Le taxi devient un microcosme de la société palestinienne, filmée avec humour. Fervent défenseur du droit, Abu Leïla doit faire face aux contradictions de ses contemporains, alors que la guerre affleure par instant.
Ouverture du Panorama des Cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient
UN MOT SUR LE FILM
« Le film est beau – émouvant même – surtout pour cela : son alliage de réalisme sec (jamais le monde n’acceptera de se conformer aux souhaits et besoins d’un seul homme, même pour un événement aussi exceptionnel que l’anniversaire de son enfant… surtout pas au nom de la satisfaction d’une aspiration d’ordre privée) et de rondeur toute « féérique » (s’immiscent de loin en loin dans cette trajectoire quelques petits miracles, de menus aménagements contribuant au projet d’une amélioration, même succincte, du réel). Tout le long, en même temps que l’on commence à fortement douter du succès du projet initial du personnage de ne pas laisser la Chose publique contrecarrer ses plans, s’immisce comme la promesse d’un « coup de pouce » du destin, l’horizon d’un salut, même provisoire. Tout se tient, ici, chaque fragment du récit, chaque articulation de plan ou de séquence à ce qui lui précède ou succède. » - Sidy Sakho, Il était une fois le cinéma