Ciné club Matrimoine : Mimi métallo blessé dans son honneur

Événement

Ciné-club

Dimanche 11 février à 17h30 17h30 vo
Destination l'Italie, pour découvrir le film passionné d'une cinéaste à redécouvrir : Lina Wertmüller !

La mafia à ses trousses, un Sicilien exilé à Turin pour ses penchants communistes tente de sauver sa peau, jusqu’à ce que l'amour croise sa route. Une cavale signée par une cinéaste italienne injustement méconnue !

Séance accompagnés par la professeure de cinéma Claudine Le Pallec Marand

UN MOT SUR LE FILM

« Quelque peu oubliée aujourd’hui par la cinéphilie française, Lina Wertmüller fut dans les années 1970 l’une des cinéastes européennes les plus célèbres et les plus controversées. Auteur d’une œuvre riche et polémique, elle fut également la première femme nominée aux Oscars dans la catégorie du meilleur réalisateur. Confrontant systématiquement dans ses films des thèmes politiques à la question de la sexualité, elle a souvent été comparée, à tort, à sa compatriote Liliana Cavani, raison d’une certaine confusion qui entoure la réception de son œuvre en Italie et à travers le monde. […] Les films de Lina Wertmüller sont une belle illustration de la capacité du cinéma italien à affronter les sujets politiques et sociaux les plus brûlants à travers le genre de la comédie dans ses différents registres. Comme Dino Risi, elle offre une vision lucide, désillusionnée, de la société italienne et de ses maux en passant systématiquement du comique au tragique, du rire aux larmes. Dans Mimi métallo blessé dans son honneur (1972), elle peint une nation italienne minée de l’intérieur par le phénomène de la mafia et de la corruption. C’est une vision prémonitoire d’une société régie par un pouvoir parallèle – le monde de la finance et de la mafia –, un pays où l’État est souvent relégué au statut d’observateur impuissant ou, pire, de complice. Le film est aussi une dénonciation loufoque des codes d’honneur, du machisme et de la structure patriarcale qui prédominent dans un pays archaïque qui se dit « moderne ». - Ariel Schweitzer, Les Cahiers du cinéma

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